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samedi 3 juin 2017

Syndrome O de Bénédicte Vidor-Pierre

Et si nous discutions avec des singes ?



« Primatologue, Ben entretient une relation très particulière avec les grands singes qui occupent le zoo où elle travaille.
Malgré son asociabilité, elle est liée avec la fêtarde et libertine Châle, et Marie-Céline, un peu cruche mais attachante.
Le quotidien de ces trois femmes s’enracine, au fur et à mesure, au cœur de la frontière entre l’Homme et l’animal qui s’avère de plus en plus trouble. »

Nous suivons l’histoire de Ben, une brillante primatologue qui entretient un lien très particulier avec ses singes. En effet, elle leur apprend le langage des signes pour pouvoir communiquer avec eux, ce qui lui permet de mieux les comprendre et de mieux les étudier. Elle se rend compte que les singes se comportent comme des Hommes, ont des sentiments et surtout une âme. Tout au long du livre, Ben se battra pour faire comprendre à a terre entière que les singes sont plus proches que les hommes que l’on peut le penser. Tout au long du livre, la primatologue démontrera de manière scientifique et même philosophique ses dires.

C’est un combat difficile pour Ben même pour ses amies : Châle et Marie-Cé, qui sont respectivement sorties de Sex and the city et La vie est un long fleuve tranquille. Elles ont beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi Ben préfère passer du temps avec ses singes au lieu de passer du temps avec des humains et plus spécialement avec un garçon. Surtout depuis que Milka, un singe avec qui Ben a presque grandit, a donné naissance à un petit bébé, Koko. Ben s’en occupe comme son propre fils, ce qui l’a coupe encore plus des humains.

Ce qui est étrange dans cette histoire c’est que tout le monde veut forcer Ben à rester avec des humains, on lui fait des réflexions tout au long du livre sur sa manière de s’habiller avec qu’elle n’en a rien à faire puisqu’elle se sent bien avec les singes et que eux, au moins, ne la juge pas sur sa façon de s’habiller mais bien avec ce qu’elle a dans le cœur. De toute façon, même quand elle fait des efforts pour être un peu plus sociable avec les autres personnes, elle n’est pas heureuse, alors à quoi bon ?

On dirait qu’il n’existe pas de frontière entre Ben et les singes. Une fois qu’elle leur apprend le langage des signes, ils se comprennent et on de vraies conversations sur les sentiments, ce qui les entoure sans juger pour autant. Et ce qui est très troublant tout au long du livre c’est que lorsque l’on parle d’un singe, on le désigne par son prénom, ce qui abolit toute frontière entre l’homme et l’animal.

J’ai bien aimé cette histoire, elle est très touchante et m’a fait beaucoup réfléchir sur certains aspects de notre société, comme par exemple, pourquoi s’obliger à rentrer dans le moule alors qu’on ne s’y sent pas à l’aise ?

Tout comme dans « Porte de sortie », j’aime beaucoup l’écriture de l’auteure, Bénédicte Vidor-Pierre, c’est très simple, elle ne passe pas par trente chemins pour dire les choses et c’est une écriture qui se lit tout. On se laisse totalement bercer par le choix de chaque mot qu’elle a pu faire. C’est très agréable.

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